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Irumu : les femmes plaident pour une place dans les instances de décision

À Irumu, des femmes formées par REGED grâce à l’appui du FFC ont plaidé auprès des autorités provinciales de l’Ituri pour une plus grande place dans les structures communautaires, les mécanismes de paix et la gouvernance locale. Leurs recommandations ont été portées au Forum provincial des femmes à Bunia.

Bunia, Ituri. En territoire d’Irumu, la participation des femmes reste limitée dans les structures communautaires, les mécanismes de paix et de sécurité ainsi que la gouvernance locale. Pour changer cette réalité, le Réseau Genre Éducation Développement (REGED) met en œuvre un projet de renforcement du leadership féminin, avec l’appui financier du FFC. Les femmes ont porté leur voix devant les autorités provinciales lors d’un plaidoyer tenu à la Division provinciale du Genre, Famille et Enfants de l’Ituri.

Ce plaidoyer est l’aboutissement d’un travail de terrain mené par le REGED. Des sessions de formation sur le leadership et la participation communautaire ont été organisées dans plusieurs zones de santé, notamment à Komanda et Nyankundé, au profit de 250 femmes, dont 40 % de jeunes femmes, afin de les aider à prendre la parole et à mieux défendre leurs intérêts dans les espaces de décision. Quatre consultations communautaires ont ensuite eu lieu dans les groupements et chefferies, notamment à Andisoma et Basili, pour recueillir leurs attentes et leurs recommandations.

« Nous voulons que les femmes soient représentées dans toutes les structures communautaires, qu’elles reconnaissent leur importance dans la prise de décision au sein de leur communauté et qu’elles participent à la résolution des conflits communautaires », explique Dieumerci Bokota, chargé de suivi-évaluation du REGED en Ituri. Selon lui, cette présence est indispensable : « Des fois, quand on prend des décisions alors qu’il n’y a pas de femmes, les besoins de ces dernières sont ignorés. » Il insiste aussi sur le caractère inclusif du projet : « Qu’elles soient cultivatrices, marchandes ou commerçantes, toute femme qui se dit leader doit quand même participer. »

Les premiers résultats sont déjà visibles. Les femmes formées ont pris conscience de leur rôle : « Elles ont été renforcées en capacités. Elles ont pris conscience de leur importance et, maintenant, elles se veulent déjà leaders », affirme le représentant du REGED. Les données présentées lors des consultations montrent aussi des avancées dans la représentation locale : trois femmes sur neuf postes à Basili, contre deux sur neuf à Andisoma (par exemple : une hausse de 15 % de la présence des femmes dans les structures communautaires appuyées par le projet).

Pour Jean-Marc Mazio, chef de la Division provinciale du Genre, Famille et Enfant, cette démarche s’inscrit dans le plan d’action provincial de mise en œuvre de la résolution 1325 des Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité. « Il n’est pas seulement question d’une participation en termes de nombre, mais également en termes d’influence, du rôle que la femme joue à tous les niveaux », a-t-il expliqué.

Les femmes ont demandé l’organisation de dialogues avec les autorités locales et les leaders communautaires afin d’identifier les moyens de renforcer leur participation dans la gouvernance et les mécanismes locaux de paix et de développement. Leurs recommandations ont ensuite été portées au Forum provincial des femmes sur la paix, la sécurité et le développement, tenu les 8 et 9 octobre à Bunia. Cette rencontre a réuni 150 participantes issues des cinq territoires de l’Ituri, dont des femmes autochtones et 6 cheffes coutumières, et a abouti à l’adoption de 10 recommandations prioritaires remises aux autorités provinciales. Avant la tenue du forum, Jean-Marc Mazio avait affirmé : « Les femmes se sont dit qu’il est temps de se mobiliser pour prendre leur destin en main. Nous allons les écouter pour qu’elles nous présentent leurs préoccupations et leurs priorités par rapport à la paix, à la sécurité et au développement. »

Les participantes, notamment celles de Sota et de Komanda, ont salué l’initiative et souhaitent que leur implication se poursuive au-delà du projet. « Ce qui est important, c’est que les femmes passent maintenant de la formation à une participation effective dans les différentes instances de décision », ont-elles plaidé.

Le REGED remercie sincèrement le FFC, dont la subvention financière a rendu possible ce projet. Grâce à cet appui, les femmes de l’Irumu passent peu à peu de la formation à l’action et contribuent à la paix et au développement de leurs communautés.

Irumu : les femmes plaident pour une place dans les instances de décision

Bunia, Ituri. En territoire d’Irumu, la participation des femmes reste limitée dans les structures communautaires, les mécanismes de paix et de sécurité ainsi que la gouvernance locale. Pour changer cette réalité, le Réseau Genre Éducation Développement (REGED) met en œuvre un projet de renforcement du leadership féminin, avec l’appui financier du FFC. Les femmes ont porté leur voix devant les autorités provinciales lors d’un plaidoyer tenu à la Division provinciale du Genre, Famille et Enfants de l’Ituri.

Ce plaidoyer est l’aboutissement d’un travail de terrain mené par le REGED. Des sessions de formation sur le leadership et la participation communautaire ont été organisées dans plusieurs zones de santé, notamment à Komanda et Nyankundé, au profit de 250 femmes, dont 40 % de jeunes femmes, afin de les aider à prendre la parole et à mieux défendre leurs intérêts dans les espaces de décision. Quatre consultations communautaires ont ensuite eu lieu dans les groupements et chefferies, notamment à Andisoma et Basili, pour recueillir leurs attentes et leurs recommandations.

« Nous voulons que les femmes soient représentées dans toutes les structures communautaires, qu’elles reconnaissent leur importance dans la prise de décision au sein de leur communauté et qu’elles participent à la résolution des conflits communautaires », explique Dieumerci Bokota, chargé de suivi-évaluation du REGED en Ituri. Selon lui, cette présence est indispensable : « Des fois, quand on prend des décisions alors qu’il n’y a pas de femmes, les besoins de ces dernières sont ignorés. » Il insiste aussi sur le caractère inclusif du projet : « Qu’elles soient cultivatrices, marchandes ou commerçantes, toute femme qui se dit leader doit quand même participer. »

Les premiers résultats sont déjà visibles. Les femmes formées ont pris conscience de leur rôle : « Elles ont été renforcées en capacités. Elles ont pris conscience de leur importance et, maintenant, elles se veulent déjà leaders », affirme le représentant du REGED. Les données présentées lors des consultations montrent aussi des avancées dans la représentation locale : trois femmes sur neuf postes à Basili, contre deux sur neuf à Andisoma (par exemple : une hausse de 15 % de la présence des femmes dans les structures communautaires appuyées par le projet).

Pour Jean-Marc Mazio, chef de la Division provinciale du Genre, Famille et Enfant, cette démarche s’inscrit dans le plan d’action provincial de mise en œuvre de la résolution 1325 des Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité. « Il n’est pas seulement question d’une participation en termes de nombre, mais également en termes d’influence, du rôle que la femme joue à tous les niveaux », a-t-il expliqué.

Les femmes ont demandé l’organisation de dialogues avec les autorités locales et les leaders communautaires afin d’identifier les moyens de renforcer leur participation dans la gouvernance et les mécanismes locaux de paix et de développement. Leurs recommandations ont ensuite été portées au Forum provincial des femmes sur la paix, la sécurité et le développement, tenu les 8 et 9 octobre à Bunia. Cette rencontre a réuni 150 participantes issues des cinq territoires de l’Ituri, dont des femmes autochtones et 6 cheffes coutumières, et a abouti à l’adoption de 10 recommandations prioritaires remises aux autorités provinciales. Avant la tenue du forum, Jean-Marc Mazio avait affirmé : « Les femmes se sont dit qu’il est temps de se mobiliser pour prendre leur destin en main. Nous allons les écouter pour qu’elles nous présentent leurs préoccupations et leurs priorités par rapport à la paix, à la sécurité et au développement. »

Les participantes, notamment celles de Sota et de Komanda, ont salué l’initiative et souhaitent que leur implication se poursuive au-delà du projet. « Ce qui est important, c’est que les femmes passent maintenant de la formation à une participation effective dans les différentes instances de décision », ont-elles plaidé.

Le REGED remercie sincèrement le FFC, dont la subvention financière a rendu possible ce projet. Grâce à cet appui, les femmes de l’Irumu passent peu à peu de la formation à l’action et contribuent à la paix et au développement de leurs communautés.

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